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Titre : Wrath unleashed (x-box)
Support : X-box
Editeur : LucasArts
Genre : Wargame / Beat’em up
Date de sortie :



Graphisme
7/10

Un mode plateau aux graphismes suffisamment détaillés pour distinguer les différentes forces en présence ainsi que les différents lieux (temples, sources de mana …). Le mode combat, bien que moins détaillé que des références du genre tel que Soulcalibur ou Virtua Fighter possède un certain charme dans la richesse des lieux et des couleurs en fonction du terrain de bataille.
Son
6/10

Des musiques d’accompagnement au ton juste (ni trop omniprésentes ni trop discrètes), des bruitages ad hoc quoiqu’un peu simples dans les deux modes (coups portés lors des combats, magie et validation/annulation des actions en mode plateau) mais des voix françaises assez monotones.
Jouabilité
7/10

Une interface claire, précise mais limitée en mode wargame (en gros : se déplacer ou lancer un sort) tout comme la panoplie de coups possibles en mode combat (coup de pieds, de poings, défense, magie). En contrepartie, l’apprentissage des touches s’en trouve grandement facilitée.


Intérêt Global : 6/10


Wrath Unleashed, c’est la tentative de mariage de deux genres à priori antinomiques : le wargame mettant davantage en exergue la partie stratégie/réflexion de nos cellules grises et le beat’em up requérrant réflexe et rapidité d’action de nos petits doigts boudinés. Le pari est donc audacieux, voir risqué et à l’arrivée, le risque est grand de se retrouver en présence d’un jeu correct mais pas totalement convaincant dans chacune des deux catégories qu’il réunit.


Un mode plateau classique …
Le principe est simple : vous allez prendre la tête d’une petite armée appartenant à l’un des quatre dieux des éléments (l’eau, le feu, la terre et l’air) au cours d’une des quatre campagnes associées (auxquelles s’ajoutent un ou deux modes annexes de moindre envergure). Vous êtes alors plongés au cœur de luttes de pouvoir bien au-delà de nos préoccupations de simples mortels où, au détour de quelques cinématiques tentant de donner corps à ces rivalités divines, vous serez amenés à conduire vos troupes au combat, ou plus précisément votre troupeau vu le bestiaire mis à disposition. Vous vous retrouvez alors sur un plateau où, tel un joueur d’échec, vous allez déplacer vos pièces une à une en vue de terrasser votre adversaire. Pour se faire, deux possibilités s’offre à vous : la magie, pour laquelle il vous faudra tout d’abord collecter l’indispensable mana dont plusieurs sources seront chaque fois présentes sur la carte. L’étendue de ces pouvoirs se limite à une petite dizaine de sortilèges avec des manifestations à l’écran assez sommaires (on est loin des ébouriffantes incantations d’un Final Fantasy). La seconde possibilité, moins raffinée mais néanmoins tout aussi efficace consiste en un bon vieux fight des arènes qui vous entraîne alors dans le second mode du jeu après un petit chargement certes pas bien long mais suffisamment toutefois pour finir par lasser et casser le rythme.


… et un mode combat sans finesse …
Vous prenez alors les rênes d’une de vos gentilles bébêtes dans un combat 3D. Des deux, c’est sans doute cette partie beat’em up la plus frustrante. Du côté de la panoplie, on a vite fait le tour : un ou deux coups de pied, de poing, de défense plus un peu de magie et c’est tout ; d’autant que la gestion des contacts est peu probante et que l’on ne se rend vraiment compte la plupart du temps qu’un coup à porté en constatant la diminution de la jauge d’énergie. Mais le plus frustrant reste encore la topographie des lieux censée avantager l’un ou l’autre des combattants et au final sans véritables retombées sur le déroulement des affrontements. En effet, il semblait à la fois original et logique qu’une créature de feu soit plus à l’aise dans un environnement du même type face, par exemple, à une créature de l’eau, et ainsi de suite pour chacun des quatre éléments. Mais il n’est pas rare qu’avec un minimum de dextérité et de « bourrinisme », vous finissiez par venir à bout de n’importe quelle créature (même plus forte que vous), y compris dans une arène à priori en votre défaveur. Lorsque l’on sait que la fin d’une partie est marquée par la défaite du dernier adversaire en place ou bien du gardien d’un lieu donné, la difficulté et par conséquent l’intérêt décroissent d’autant.


… pour un mélange sans surprise et vite répétitif
Techniquement satisfaisant mais interactivement limité, Wrath Unleashed présente peu de véritables challenges ni même d’intérêt à long terme pour les hardcore gamers des deux genres qu’il réunit mais pourra éventuellement séduire les amateurs de wargames et/ou de beat’em up à la recherche de deux jeux pour le prix d’un.
    Par Pinball Wizard    

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