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entrées : 1 530 301 (6 semaines)




Titre : Ghost recon advanced warfighter (pc)
Support : PC
Editeur : Ubisoft
Année : 2006
Genre : FPS tactique
Date de sortie : 04/05/2006



Graphisme
8/10

Les graphismes de GRAW sont probablement terribles à observer, le problème, c’est qu’il n’est pas donné à tout le monde d’en profiter ! Seuls les possesseurs des dernières cartes graphiques, implantées dans de gros PC bien garnis en RAM pourront admirer l’intégralité de Mexico-City dans une résolution digne de ce nom. Faute de disposer de matériel récent, et donc condamné aux basses résolutions et aux modestes options, on aura immanquablement l’impression de se retrouver quelques années en arrière, dans une sorte de Delta Force 2 sans accélération 3D, comme on disait à l’époque ! Dommage…
Son
9/10

Aucun souci de ce côté-là. On dispose d’une installation multilingue, comme d’habitude chez Ubisoft, ce qui contentera les forcenés de la VF comme ceux de la VO. Les thèmes musicaux sont bien accrochés aux situations vécues par les Ghosts et pour une fois, on ne se surprend pas à mettre le volume de la musique à zéro. On notera juste quelques ratés au niveau des ordres : il arrive en effet qu’aucun mot ne sorte de la bouche du chef de Squad, mais ses paroles auront probablement été emportées par le vent…
Jouabilité
9/10

GRAW dispose d’une bonne jouabilité, néanmoins incompatible avec le mode opératoire "bourrin". On passera beaucoup de temps à donner des ordres à ses équipiers, à l’aide d’un menu très simple et intuitif vaguement analogue au mode "bouton droit" de SWAT 4 (une référence !), ainsi que sur la carte tactique qui permet, de manière très simple également, de gérer les déplacements ou les assauts du Squad.


Intérêt Global : 7/10


Après un récent épisode de Rainbow Six qu’il vaut mieux effacer de nos mémoires, Ubi nous livre la suite (longtemps) attendue de la série des Ghost Recon, à savoir Ghost Recon Advanced Warfighter, qu’on abrègera volontiers en GRAW. Pour changer, ce ne sont pas les Irakiens (actu oblige) ni les Coréens (ils ont râlé la dernière fois) qui menacent la paix mondiale, mais les Mexicains, c’est une première ! Bien entendu, les Ghost sont envoyés sur place pour mettre le "holà" à leurs noirs desseins. Tout devrait donc rapidement rentrer dans l’ordre…


Quoique sorti simultanément sur console et sur PC, GRAW a fait l’objet de développements séparés et l’on ne vous cache pas qu’on aimerait voir le procédé se généraliser… Contrairement au Rainbow Six dernier modèle, où le mode "bourrin" s’imposait au détriment de tout type de progression tactique, une approche arcade est ici totalement exclue.
Encore plus que dans le premier épisode, et peut-être également parce que l’action se déroule en milieu urbain, l’équipe des Ghost doit se déplacer de manière intelligente. Et la condition s’applique aussi bien au joueur qu’à ses équipiers virtuels. Pour ce faire, deux options : dérouler la carte tactique, d’emploi presque enfantin, et déterminer un objectif ou une destination pour ses équipiers Ghost ; ou bien pointer une destination à l’aide de la souris (comme on pointerait du doigt un endroit en donnant un ordre dans la vraie vie de tous les jours) qui s’appliquera pour la team entière… Bien entendu et fort heureusement d’ailleurs, il est également possible d’assigner individuellement à chaque Ghost un point de ralliement différent.


En pratique, GRAW est un FPS assez difficile. Premièrement, pour une configuration "actuelle de base", il est impossible de profiter d’une bonne résolution et d’options graphiques correctes. Tout cela est en effet réservé aux possesseurs de très gros PC nantis d’une ou plusieurs cartes vidéo très récentes et plutôt haut de gamme. Du coup, en jouant avec un affichage à peine décent, on a beaucoup de mal à discerner les ennemis perchés au sommet d’un immeuble lointain et lorsqu’on y arrive, encore faudrait-il pouvoir viser avec précision dans son réticule, ce qui n’est guère possible dans ces conditions.
Mais parlons plutôt de l’intelligence artificielle des belligérants. Les Ghost gérés par le joueur sont plutôt bien pourvus de ce côté-là et s’ils mettent longtemps à atteindre les positions qu’on leur ordonne d’occuper, c’est parce qu’ils avancent tactiquement, en se couvrant mutuellement, en s’exposant le moins possible et en sécurisant les zones potentiellement dangereuses. Le joueur devra donc calquer son mode de progression sur le leur et avancer en symbiose avec son équipe, plutôt que chercher à avancer tout seul un peu au hasard et appeler ses équipiers par la suite. Cela impliquera de profiter de tous les abris et protections possibles, et GRAW en regorge, comme par de bien entendu : voitures abandonnées, encoignures de portes, escaliers de caves, bref, tout ce qui fait le bonheur d’un assaut en environnement urbain… Les ennemis disposent, pour leur part, d’une IA plus mitigée : s’il leur arrive, quelle que soit leur fonction, de faire preuve de qualités de snipers (le moindre servant de RPG ne vous ratera pas à 450 mètres et dès le premier tir !), ils semblent parfois avoir hérité des gènes de notre amie la taupe : si vous descendez un ennemi, un autre n’hésitera pas à venir à découvert sur la même position, suivi d’un troisième, etc. On verra même qu’il est possible de tirer sous une voiture sur les jambes d’un ennemi à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’il meurt sans pour autant le voir broncher entre chaque balle.


Si l’on fait abstraction de ces défauts (ou si l’on dispose d’une très grosse machine), le plaisir est tout de même au rendez-vous ! Pour ceux qui sont adeptes du "ramping", au milieu des gravats ou derrière une carcasse de véhicule, pour ceux qui savent furtivement pencher la tête à un angle de rue, pour embrasser tous les détails tactiques d’une situation d’un seul regard, pour ceux qui savent (ou veulent bien apprendre) comment placer utilement ses quatre équipiers pour prendre en tenaille un groupe ennemi, bref pour les adeptes d’un vrai FPS tactique, GRAW en impose !

GRAW est naturellement garanti d’une énorme durée de vie : comme le joueur va passer son temps couché à ramper péniblement sous les tirs ennemis, tout en donnant des ordres à ses sous-fifres, la moindre des missions va évidemment durer très longtemps. De plus, le système de sauvegarde, par waypoints assez espacés, assure un certain nombre de parties à recommencer dans l’attente du succès. Ici, malheureusement et contrairement à SWAT, les positions des ennemis restent les mêmes et ne sont pas aléatoirement réattribuées, ce qui provoque une légère lassitude dès lors qu’il faut recommencer moultes fois un passage un peu difficile…


Le mode multiplayer dispose avec bonheur, outre les modes classiques, d’un mode coopératif de plus en plus favorisé par les joueurs. Vu la grandeur de la carte et pour peu que vous puissiez jouer en mode communication actif par casque-micro, le jeu en ligne peut massivement relancer l’intérêt du jeu une fois le mode solo terminé. On regrettera toutefois l’obligation de passer par Gamespy pour l’aspect réseau.

Au final, si l’on salue forcément l’arrivée d’un nouvel épisode qui s’est longtemps fait attendre, il faut tout de même se rendre à l’évidence. Ghost Recon Advanced Warfighter se destine manifestement à des configurations de la NASA (ou de la NSA ?). A l’heure actuelle, la majorité des joueurs se trouve dans l’incapacité d’en profiter complètement ou alors dans des conditions qui ne peuvent que desservir le jeu. A ranger provisoirement en attendant l’achat d’une nouvelle configuration ou à réserver aux heureux possesseurs de (très) grosses machines !
    Par Patrick Thanh    

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